Edito – Mars 2026
inVINSctus: une marque, une personne, les deux?
Quand j’ai créé inVINSctus, je me suis posez mille questions, parmi lesquelles :
- Est-ce que je crée ceci parce que c’est vrai, ou parce que c’est tendance ?
- Cette histoire est-elle la mienne ou celle de quelqu’un d’autre ?
- Cette expérience est-elle conçue pour la découverte, ou pour Instagram ?
- Construisons-nous des marques ou des émissions ?
- ….
Avec quelques années de recul, je résumerai toutes ces interrogations en 5 questions:
- Exprimons-nous notre histoire ou reproduisons-nous celle d’autrui ?
- Nos points de contact numériques renforcent-ils la confiance ou attirent-ils simplement l’attention ?
- Si quelqu’un rencontrait notre marque en personne, son image serait-elle identique à celle qu’il a vue en ligne ?
- Quel sentiment souhaitons-nous laisser à chaque interaction ?
- Si nous ne pouvions apparaître qu’une seule fois – sans avatars ni publications – de quoi voudrions-nous qu’on se souvienne de nous ?
L’avenir de la communication autour du vin n’appartiendra pas à ceux qui automatisent le plus. Il appartiendra à ceux qui se sentent encore humains, même dans un monde où les proxys sont infinis.
Les gens ne recherchent pas plus de perfection. Ils recherchent des signes de vie, des frictions, des bizarreries, du sens.
Si une marque peut offrir cela – de manière cohérente, honnête et sans performance – alors peu importe qui apparaît à l’écran.
Car les gens ne se souviendront pas de ce que votre avatar a dit. Ils se souviendront de ce que vous leur avez fait ressentir. Et aucun proxy ne peut le faire à votre place.
Il faut briser le cycle du copier-coller, repensez le vin, se repensez soi-même.
Nous passons d’une société manufacturière à une société de l’information, et maintenant à une société de l’IA. Et lorsque cette transition s’opère, tout change pour tous ceux dont l’avantage concurrentiel reposait sur la fabrication et la vente de produits physiques.
Voici une citation qui résonne en moi :
« L’art ne meurt pas parce qu’il n’y a plus d’art. Il meurt parce qu’il y en a trop. » – Jean Baudrillard
L’abondance a bouleversé les règles. Quand tout est accessible à tous, les produits perdent de leur importance. L’attention est saturée. L’information devient bon marché. Dans un monde d’abondance, le sens devient un facteur de différenciation. On n’achète plus ce qui est le meilleur, mais ce qui nous semble juste, rassurant et humain.
Laissez vos réflexions en commentaires. Je souhaite approfondir cette réflexion avec celles et ceux qui voient au-delà des apparences et qui n’ont pas peur des questions dérangeantes.
Car les questions nous font avancer. Quand on cesse de se poser des questions, on stagne, on se contente de survivre, au lieu de créer.
Merci du fond du cœur.

